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Tout savoir sur l’actualité et les tendances du marché immobilier en France

Agente immobilière devant un immeuble haussmannien à Paris tenant un dossier de vente immobilière

Le marché immobilier en France aborde le dernier trimestre 2026 dans une position ambiguë. Les volumes de transactions peinent à redécoller, les taux de crédit remontent après une accalmie, et l’investissement locatif perd du terrain dans la production de prêts. Comprendre ces dynamiques suppose de regarder au-delà des moyennes nationales et d’isoler les mécanismes qui pèsent réellement sur les projets des ménages.

Écart entre taux de crédit et part de l’investissement locatif en France

Deux indicateurs résument la tension actuelle du marché immobilier français : le coût du crédit et la place de l’investissement locatif dans les financements accordés.

Indicateur 2024-2025 Début 2026 Tendance
Taux de crédit immobilier Détente progressive Repartis à la hausse Hausse
Part de l’investissement locatif (production de crédits habitat) 15 % environ 12 % en 2025 (ACPR), soit trois points de moins en un an Baisse marquée
Volumes de transactions (ancien) Rebond modeste Quasi-stagnation Fragile

La remontée des taux pèse sur les ménages dont la capacité d’emprunt est limitée. Elle réduit aussi la rentabilité des opérations locatives à faible rendement, ce qui explique en partie le recul de la part des investisseurs.

Pour suivre les informations immobilières sur ImmoGuru, un suivi régulier des barèmes bancaires et des volumes de ventes reste le meilleur moyen de calibrer un projet d’achat ou de vente.

Couple étudiant des documents immobiliers et des annonces en ligne dans un appartement rénové français

Rénovation énergétique et prime CEE : ce qui change pour les bailleurs depuis septembre 2026

Les concurrents détaillent abondamment le DPE et les passoires thermiques. Ils passent en revanche sous silence le resserrement réglementaire qui touche directement les propriétaires bailleurs depuis quelques semaines.

La prime CEE « rénovation d’ampleur » restreinte aux logements E, F ou G

Depuis le 1er septembre 2026, l’arrêté du 17 août 2026 réserve la prime CEE « rénovation d’ampleur » aux logements classés E, F ou G. Les biens classés D ou mieux n’y ont plus accès. Pour les maisons individuelles, les travaux ne doivent en outre pas conduire à installer ou conserver un chauffage ou une production d’eau chaude utilisant un combustible fossile.

Ce ciblage modifie le calcul de rentabilité des travaux pour les bailleurs qui envisageaient une rénovation préventive. Un logement classé D ne bénéficie plus de cette aide, alors que ses charges de copropriété et le coût des matériaux continuent d’augmenter.

Le DPE recalculé au 1er janvier 2027

Le calcul du DPE évoluera au 1er janvier 2027, ce qui pourrait rebattre les cartes du marché locatif. Les investisseurs qui achètent en 2026 un bien dont la classe énergétique est proche d’un seuil prennent un risque de reclassement à court terme.

  • Vérifier la classe DPE actuelle et anticiper le recalcul prévu pour début 2027 avant tout achat locatif
  • Prioriser les travaux éligibles à la prime CEE tant que le logement est classé E, F ou G
  • Exclure tout système de chauffage fossile dans les maisons individuelles pour conserver l’éligibilité aux aides

Investissement locatif en 2026 : pourquoi les investisseurs se raréfient

Le recul de la part de l’investissement locatif dans les crédits habitat (tombée à 12 % en 2025 selon l’ACPR) ne s’explique pas uniquement par la hausse des taux. Plusieurs facteurs se cumulent et dissuadent les profils qui, deux ans plus tôt, arbitraient encore en faveur de la pierre.

Le coût du crédit compresse les rendements nets. Un taux plus élevé de quelques dizaines de points de base peut suffire à rendre une opération locative déficitaire, surtout dans les zones où les loyers sont encadrés.

Les charges de copropriété augmentent, portées par la hausse des coûts de l’énergie et des contrats de maintenance. Les contraintes énergétiques (obligation de rénover les passoires thermiques, restriction des aides) alourdissent le budget travaux.

Vue large d'un quartier résidentiel lyonnais avec immeubles anciens et nouvelles constructions immobilières

Les investisseurs restent présents, mais ils sélectionnent davantage. Les biens situés dans des zones tendues, avec un DPE favorable et des charges maîtrisées, concentrent la demande. Le reste du parc locatif perd en attractivité.

Projet de loi logement et impact sur le marché immobilier français

Un projet de loi visant à mettre fin à la crise du logement circule dans les circuits législatifs. Ses contours exacts restent en discussion, mais plusieurs mesures pourraient modifier l’équilibre entre bailleurs et locataires.

  • Encadrement renforcé de certaines pratiques locatives, avec des obligations supplémentaires pour les propriétaires
  • Extension du DPE aux locations saisonnières, ce qui contraindrait les propriétaires de meublés de tourisme à rénover ou à sortir du marché
  • Révision potentielle du traitement fiscal des résidences secondaires et de l’IFI pour les biens en LMNP

Ces dispositions, si elles sont adoptées, accentueraient la pression sur les propriétaires bailleurs déjà fragilisés par la hausse des taux et le resserrement des aides à la rénovation. Le cumul de ces contraintes pourrait accélérer la sortie de certains bailleurs du marché locatif, réduisant l’offre disponible dans les zones tendues.

Le marché immobilier en France fin 2026 se caractérise par une reprise des volumes qui ne se confirme pas, des taux qui repartent à la hausse et un cadre réglementaire qui se durcit pour les investisseurs locatifs. La donnée à surveiller dans les prochains mois reste la part de l’investissement locatif dans les crédits habitat : si elle continue de baisser sous les 12 %, la contraction de l’offre locative dans les grandes agglomérations deviendra un problème structurel.

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